La bibliothèque numérique démarre
Références bibliographiques :
LEBERT Marie. La bibliothèque numérique démarre. In : Le livre 010101 (1993-1998). [en ligne]. Disponible sur :
< http://www.etudes-francaises.net/entretiens/010101/1998chapitre7.htm>
(Consulté le 15 octobre 2006).
Résumé :
Le chapitre de l’ouvrage « Le livre 010101 » définit le concept alors nouveau (puisque datant de 1998) de bibliothèques numériques, résume assez brièvement leurs débuts, et donne plusieurs exemples de bibliothèques numériques internationales.
Ainsi nous dit-on que les bibliothèques numériques dérivent le plus souvent des bibliothèques traditionnelles dont les ouvrages sont numérisés pour êtres mis sur le web. Le projet Gutenberg est le premier projet de bibliothèque numérique qui a inspiré toutes les initiatives de création de bibliothèques numériques suivantes. Cette bibliothèque numérique créée en 1971 avait pour objectif de mettre à disposition des lecteurs des textes électroniques et ce gratuitement. Pour toucher le maximum de publics, les 10000 œuvres numérisées en 2003 sont réparties selon trois catégories de littérature : la littérature de divertissement (romans), celle de référence (dictionnaires, encyclopédies) et une dernière dite « sérieuse » (la Bible, œuvres de littérature poussée). Cette première bibliothèque numérique résume finalement assez bien ce que seront toutes les bibliothèques numériques suivantes.
Les objectifs de ces bibliothèques nouvelles sont la conservation et la communication. La conservation est donnée au sens ou par exemple, des documents anciens, souvent fragilisés par le temps retrouvent une nouvelle vie lorsqu’ils sont numérisés et peuvent ainsi être consultés par tous, sans risques de dégradation. Par ailleurs, la bibliothèque numérique offre un accès aux documents libres de contraintes, qu’elles soient temporelles (horaires d’ouverture d’une bibliothèque), physiques (distance entre lecteur et lieu de dépôt d’un document), conservation (pour les documents anciens)… Ce type de bibliothèque offre par ailleurs des avantages comme un gain de place du fait de documents nettement plus facilement conservables, mais aussi une accessibilité directe et simultanée pour les lecteurs, et enfin des coûts réduits.
Cependant, la bibliothèque numérique est à ne pas confondre avec les collections numériques. En effet, une bibliothèque numérique peut être créée et produite dans plusieurs endroits différents, mais doit être accessible de partout en tant qu’entité unique. Elle doit être organisée et indexée pour faciliter l’accès à partir du lieu de base de sa production. Elle doit être stockée et gérée pour exister plus longuement après sa création. Enfin, un équilibre entre le respect du droit d’auteur et les exigences des lecteurs doit être établi. Le cas échéant, nous aurions à faire à une collection et non une bibliothèque numérique.
Enfin, les documents numérisés peuvent l’être dans deux modes différents : mode image et mode texte. Le premier a l’avantage de restituer l’objet « livre » qui sans être palpable garde l’apparence. C’est un mode de numérisation reste beaucoup moins coûteux et plus rapide que celui en mode texte. En effet ce dernier après la numérisation demande à ce que les caractères soient reconnus, permettant ainsi une indexation et des recherches directement dans le texte.
La numérisation offre donc plusieurs avantages, mais certains avis craignent que les bibliothèques numériques et donc les documents numériques deviennent la norme du futur. Il faut cependant réaliser que compte tenu de la quantité de documents existants, il sera impossible de tout numériser : le document numérique reste plutôt complémentaire du document physique.
C’est l’avis du créateur de la bibliothèque numérique Athéna qui pense que la recherche s’effectuera plus facilement sur un document numérique, mais que la lecture reste plus agréable sur document papier. Plusieurs autres bibliothèques ont été créée dans les années 90, avec chacune ses particularités : la bibliothèque numérique Gallica numérise les fonds anciens, la bibliothèque municipale de Lyon les enluminures, la bibliothèque électronique de Lisieux répertoriant tout type de documents a la particularité d’être sous la responsabilité unique de son créateur, le directeur de la bibliothèque municipale, l’Internet Public Library gère des ressources du web et non des documents qu’elle se charge elle-même de numériser…
Les initiatives sont donc nombreuses et si elles étaient majoritairement anglophones puisque les débuts viennent des Etats-Unis, elles finissent par s’installer réellement en Europe et dans d‘autres régions du monde.
Avis critique :
Ce chapitre du « Livre 010101 » se lit assez facilement, et permet de poser les bases essentielles à connaître sur les bibliothèques numériques. Cependant, il pose tellement les bases, qu’il semble parfois un peu dépassé : du fait de l’évolution très rapide des nouvelles technologies, les données datant de 2003 ne sont plus toujours d’actualité, sans parler de celles de 1998 qui peuvent paraître complètement périmées.
J’ai par exemple quelques doutes concernant les définitions données pour différencier les bibliothèques des collections numériques. Il me semble finalement qu’aujourd’hui, les différences entre les deux ne sont pas particulièrement prononcées.
Enfin, j’approuve totalement l’idée de nous donner des exemples de bibliothèques numériques, ce qui permet vraiment de se faire une idée de tout ce qui existe autour de nous. Il est parfois même dommage que certains cas ne soient pas plus approfondis.
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